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Au Havre, le nom de Jules Durand continue de résonner. Sur le quai Colbert, un buste lui rend hommage. Une présence silencieuse, presque saisissante, pour ce docker charbonnier et syndicaliste dont la vie a basculé en 1910 dans ce qui reste l’une des plus graves erreurs judiciaires du XXe siècle.
À l’époque, Durand mène la grève pour défendre des conditions de travail épuisantes sur le port. Le climat est explosif. Quand un contremaître non gréviste meurt à l’issue d’une bagarre nocturne, le 9 septembre 1910, le syndicaliste est arrêté alors qu’il n’est même pas sur place. Très vite, l’affaire dépasse le simple fait divers et prend des airs de règlement de comptes social.
Le procès, jugé à Rouen deux mois plus tard, tourne au scandale. Alors que les faits auraient pu relever d’une rixe sans intention de tuer, la justice de l’époque retient une accusation d’assassinat. Soutenu par de grandes figures comme Jean Jaurès et défendu par un jeune avocat nommé René Coty, Jules Durand est pourtant condamné à mort le 25 novembre 1910. Une décision qui choque et mobilise bien au-delà du monde ouvrier.
La suite est tragique. En 1918, il est finalement acquitté, mais il a déjà passé huit ans interné et a perdu la raison. Il meurt en 1926 dans un asile psychiatrique, sans jamais apprendre sa réhabilitation. Plus d’un siècle après, son histoire reste un rappel brut : quand la machine judiciaire s’emballe, elle peut broyer une vie entière.
Pour ses proches et ses descendants, la mémoire est toujours vive. Cette affaire, que beaucoup surnomment “l’affaire Dreyfus des ouvriers”, n’est pas seulement un épisode du passé havrais. C’est aussi une blessure familiale, sociale et politique, que certains continuent de vouloir réparer, ici, en Normandie.
Écrit par: Seb Debollivier
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