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À Chemillé-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire, les sœurs de l’abbaye Notre-Dame des Gardes serrent les rangs pour protéger un savoir-faire bien ancré en Anjou. Depuis plus de six décennies, elles préparent des confitures à l’ancienne, avec des fruits, du sucre de canne et une cuisson lente, sans additif.
Mais l’outil principal de cet atelier tourne en fin de course. En service depuis 1994, les marmites montrent de sérieux signes d’usure. L’une d’elles a même percé au nettoyage, obligeant la communauté à interrompre la production pendant plusieurs semaines. Il faut désormais remplacer deux cuves, pour un budget d’environ 60 000 euros.
Pour financer cet achat, les religieuses ont lancé une vente en ligne avec l’aide du site spécialisé Divine Box. L’objectif fixé est ambitieux : écouler 4 000 pots de confiture avant le 3 mai. Et la cadence s’accélère déjà, car la production annuelle atteint près de 70 000 pots.
La mobilisation ne faiblit pas. Depuis l’appel relayé dans la presse locale, les commandes affluent et les sœurs parlent d’un véritable élan de solidarité. Leur confiture pèse à elle seule près de la moitié du budget de l’abbaye. Ici, chaque pot vendu compte : c’est leur travail, mais aussi leur moyen de vivre.
Écrit par: Seb Debollivier
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