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La question de la qualité de l’eau provoque de nouvelles tensions en Bretagne, notamment autour du bassin de la Vilaine. Selon les dernières données de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, seule une petite partie des cours d’eau du territoire est aujourd’hui considérée en bon état écologique.
Les chiffres publiés pour 2025 montrent que seulement 6 % des masses d’eau du bassin de la Vilaine sont classées en bon état écologique, contre environ 8 % quelques années auparavant. Pour certains responsables locaux, cette dégradation s’explique notamment par la présence de pesticides et par une pollution qui s’étend désormais à une grande partie du réseau hydrographique.
Ces résultats ravivent les tensions entre les acteurs chargés de la gestion de l’eau, les agriculteurs et les représentants de l’État.
Au cœur du débat figure la révision du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin de la Vilaine. Ce document fixe les règles concernant l’usage de l’eau, la protection des milieux naturels et certaines restrictions, par exemple sur l’utilisation de produits phytosanitaires dans les zones sensibles.
Des représentants du monde agricole, notamment issus de la FNSEA, critiquent la composition de la Commission Locale de l’Eau, qu’ils jugent déséquilibrée. Selon eux, les agriculteurs y seraient minoritaires par rapport aux élus et aux associations environnementales.
Ils demandent notamment davantage de temps pour réaliser des diagnostics sur certaines zones humides et plaident pour le développement de réserves d’eau agricoles, considérées comme un moyen d’adaptation face au changement climatique.
La situation s’est encore tendue après l’envoi d’un courrier officiel par le préfet de Bretagne, Franck Robine, estimant que les discussions autour de la révision du SAGE n’étaient pas suffisamment abouties pour permettre son adoption.
Cette prise de position a suscité de vives réactions chez certains élus locaux qui y voient un blocage d’un projet élaboré depuis plusieurs années.
La présidente de Rennes Métropole, Nathalie Appéré, a également réagi en dénonçant une décision qui remettrait en cause plusieurs années de travail collectif. Elle accuse notamment le gouvernement d’avoir freiné la mise en place de mesures visant à limiter l’usage d’herbicides autour des zones de captage d’eau potable.
Alors que les élections municipales approchent, le dossier de la qualité de l’eau reste particulièrement sensible dans la région. Les discussions devraient reprendre après le renouvellement des conseils municipaux et intercommunaux, laissant présager de nouveaux débats entre les différents acteurs concernés.
Écrit par: Jade
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