Hauts-de-France

Croyez en vous : une table ronde pour dépasser les stéréotypes de genre dans le choix des métiers

todaymars 10, 2026 26

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Le lundi 9 mars 2026, une centaine d’élèves de première et terminale du lycée Marie-Curie à Nogent-sur-Oise ont participé à une table ronde destinée à déconstruire les idées reçues sur les métiers considérés comme « masculins » ou « féminins ». Une policière, une ingénieure, une cheffe d’entreprise et un sage-femme ont partagé leurs expériences et répondu aux questions des lycéens.

Pendant deux heures, les intervenants ont encouragé les jeunes à suivre leurs passions plutôt que de se laisser guider par les clichés. Céline Dubois, ingénieure chimiste, a insisté sur l’importance de croire en soi : « Je ne savais pas quoi faire en terminale. C’est mon professeur de maths qui m’a orientée vers les sciences, et je m’éclate dans ce métier », rappelant que les femmes ne représentent que 23 % des ingénieurs en France.

L’influence persistante des stéréotypes
Organisée en période d’inscriptions sur Parcoursup, cette rencontre visait à élargir les horizons des élèves. Les choix d’orientation restent fortement influencés par le genre et l’entourage : selon l’Observatoire de l’orientation et des métiers genrés de l’Étudiant, 78 % des jeunes de 15 à 24 ans estiment que leur parcours a été conditionné par des normes de genre. Maxime Patte, professeur d’histoire-géographie et référent égalité filles-garçons, souligne : « Les jeunes filles se limitent souvent elles-mêmes dans des domaines scientifiques ou techniques. Il faut leur montrer que ces métiers leur sont ouverts ».

Des expériences qui inspirent
Les intervenants ont partagé leurs défis. Malaury Lefevre, cheffe d’entreprise dans le karting, raconte que l’on lui demande souvent de « voir le patron » malgré sa fonction. Jamila Bendjafer, majore dans la police nationale, évoque des tests physiques imposés par ses collègues masculins au début de sa carrière, mais souligne que la compétence prime dans son métier.

Mathias Bockhoff, sage-femme, a également insisté sur l’importance de la mixité : « Être un homme dans un métier majoritairement féminin apporte un avantage, car la confiance se construit sur la compétence. Les femmes oublient vite mon genre et se concentrent sur le soin ».

Un message qui passe
À la fin de la rencontre, les élèves ont exprimé leur enthousiasme et leur confiance retrouvée. Zaccariah, futur étudiant en médecine, affirme : « Peu importe le genre, on peut faire ce que l’on veut ». Naomie, élève de terminale, confie que cette table ronde lui a permis de se sentir capable de choisir un métier comme ingénieure, médecin ou policière : « C’est inspirant de voir que, même en tant que femme, on peut accéder à des postes qui étaient hors de portée il y a cinquante ans ».

Écrit par: Jade

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