Pays de la Loire

Des milliers d’étoiles de mer s’échouent près des estuaires de la Loire et de la Vilaine après les crues

todaymars 2, 2026 45 18

Arrière-plan
share close

En cette fin février, un phénomène inhabituel a été constaté sur plusieurs plages de l’ouest de la France : des quantités impressionnantes d’étoiles de mer et d’oursins ont été retrouvées sur le sable, notamment à Piriac-sur-Mer, sur la plage de Toulport. La majorité de ces animaux marins n’a pas survécu.

Les promeneurs, surpris par ce spectacle, s’interrogent sur son origine. Certains photographient ces accumulations insolites, d’autres observent simplement ces échouages qui s’étendent sur plusieurs portions du littoral.

Une mer devenue trop douce

Selon les spécialistes, cette situation est liée aux fortes pluies et aux crues survenues en début d’année. Les fleuves, notamment la Loire et la Vilaine, ont déversé de grandes quantités d’eau douce dans l’océan, modifiant brutalement la composition de l’eau de mer à proximité des estuaires.

« Habituellement, la salinité de l’Atlantique est d’environ 35 grammes de sel par litre. En ce moment, on descend autour de 12 à 14 grammes », explique Benoît Frémont, responsable de l’Océarium du Croisic. Cette baisse importante fragilise les étoiles de mer, incapables de s’adapter à un milieu aussi peu salé.

Affaiblis, ces animaux se détachent du fond marin, dérivent avec les courants et finissent par s’échouer sur les plages.

Un impact paradoxal pour les conchyliculteurs

À Mesquer, Matthieu Philippe, producteur de moules et d’huîtres, observe ce phénomène avec un regard partagé. « C’est triste de voir autant d’animaux mourir, mais les étoiles de mer sont aussi de grandes prédatrices de coquillages. Certaines années, elles peuvent détruire une part importante de notre production », explique-t-il. Dans le milieu, un dicton circule même : lorsque les terres sont inondées l’hiver, les étoiles de mer sont moins nombreuses l’été.

Prudence recommandée sur les plages

Les autorités appellent à ne pas manipuler ces animaux échoués, vivants ou morts, afin d’éviter tout risque sanitaire et de ne pas perturber davantage l’écosystème. Les échouages devraient progressivement diminuer avec le retour à une salinité normale de l’eau de mer.

Écrit par: Jade

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%