Normandie

Ça reste un bon établissement : malgré les nouvelles révélations de violences sexuelles, les parents d’élèves de Jean-Baptiste-de-La-Salle ont confiance

todaymars 2, 2026 21 32

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Devant l’établissement Jean-Baptiste-de-La-Salle, une mère d’élève confie son impression que ces révélations ne sont pas nouvelles. Elle évoque l’expérience de son mari, scolarisé dans les années 1990 à Jean XXIII, où il aurait déjà été témoin de violences. « Pourquoi ces faits ne ressortent-ils que maintenant ? », s’interroge-t-elle.

Les personnes ayant livré leur récit expliquent que la honte a longtemps constitué un frein à la parole. Certaines ont également été confrontées à une amnésie traumatique : un mécanisme de défense du cerveau qui efface ou met à distance les souvenirs liés aux agressions pour supporter un stress extrême. Cette mémoire peut rester enfouie pendant des années avant de resurgir à la suite d’un événement déclencheur.

Pour Philippe Auzenet, cofondateur d’un collectif de victimes, cette prise de conscience a été ravivée par la médiatisation de l’affaire de Bétharram. À ce jour, le collectif recense plusieurs dizaines de victimes à Rouen et des faits signalés dans une quarantaine d’établissements à travers la France. Plusieurs dossiers ont déjà été transmis à la congrégation responsable des écoles concernées, dont certains impliquent des enseignants non religieux.

Les parents rencontrés estiment cependant que ces situations appartiennent à une époque révolue. Selon eux, les pratiques éducatives ont profondément changé et ces comportements ne seraient plus tolérés aujourd’hui.

L’avocat représentant la Congrégation des Frères des écoles chrétiennes affirme pour sa part que la protection des élèves est désormais prioritaire. Il souligne que les établissements fonctionnent aujourd’hui dans un cadre juridique et institutionnel strictement encadré.

La réglementation impose en effet la mise en place de dispositifs de signalement et l’obligation de transmettre les faits graves aux autorités compétentes. « Aucun cas sérieux n’est traité uniquement en interne », assure la défense.

Même si les faits évoqués sont pour la plupart prescrits, la question des violences en milieu scolaire reste d’actualité. Une proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre ces dérives a récemment été présentée à l’Assemblée nationale, sans toutefois être retenue à ce stade.

Écrit par: Jade

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