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À Normandie, la semaine s’annonce cruciale pour les producteurs de lait bio. Dans le Calvados, 48 éleveurs qui fournissent la filière “Les 2 Vaches”, première marque de yaourts bio en France, surveillent de près les négociations commerciales entre industriels et grande distribution. Ils redoutent que la pression sur les prix mette en péril un système reconnu pour sa juste rémunération.
Au Molay-Littry, Romain Delorme, 29 ans, installé depuis deux ans, voit cette semaine avec inquiétude. Son modèle bio lui garantit un prix minimum et des contrats de cinq ans, incluant 2 % du montant pour le développement de la filière, notamment la formation des éleveurs. L’an dernier, leur lait a été rémunéré 62 centimes le litre, un des meilleurs tarifs du marché.
Mais ce prix reste sensible aux fluctuations économiques et aux négociations commerciales. « Certaines centrales d’achats tirent les prix vers le bas et cherchent toujours plus de low cost. Si notre lait n’est pas payé à son juste prix, ce sont nous, les producteurs, qui en subissons les conséquences », explique Romain Delorme. Entre charges, emprunts et aléas climatiques, il souligne que toute baisse pourrait fragiliser leur modèle bio et équitable.
Non loin de là, à Isigny-sur-Mer, Guillaume Hamel, éleveur et administrateur de Bio Commun, rappelle que 80 % de leur production est vendue en grande surface, dépendant donc fortement des centrales d’achats. « Aujourd’hui, trois grandes centrales représentent 90 % des volumes achetés en France. Leur poids face aux producteurs est énorme », note-t-il.
Pour lui, la menace est claire : « On ne comprend pas pourquoi certains cherchent à déstabiliser un modèle qui fonctionne. Notre lait est local, bio et équitable. Si les prix baissent trop, la production française sera compromise. »
Cette tension intervient dans un contexte national déjà délicat. Depuis mi-février, les discussions sur les tarifs entre industriels et distributeurs se déroulent sous haute tension. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a même boycotté le comité de suivi des négociations, après les propos de la ministre de l’Agriculture.
Les transformateurs, eux, rappellent que le lait est soumis aux fluctuations mondiales : la surproduction européenne et la baisse du cours du beurre pèsent sur les tarifs. Les contrats doivent être finalisés avant le 1er mars à minuit. Pour les producteurs bio du Calvados, c’est une question de survie : leur modèle vertueux pourra-t-il résister à la loi du marché ?
Écrit par: Jade
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