Grand-Est

Grève prolongée à la SCAPEST : la tension monte autour des magasins E.Leclerc

todayfévrier 24, 2026 112 1

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Depuis plus d’une semaine, les salariés de la centrale logistique de la SCAPEST, située à Recy, près de Châlons-en-Champagne, maintiennent un mouvement de grève qui perturbe l’acheminement des marchandises vers près de 150 hypermarchés du quart nord-est du pays.

Chaque jour, des équipes se relaient devant l’entrepôt pour filtrer les entrées et sorties des poids lourds. Seuls quelques camions sont autorisés à passer à intervalles réguliers, tandis que d’autres restent immobilisés le long de la route. Malgré la fatigue liée aux gardes nocturnes et aux conditions météorologiques, les grévistes poursuivent leur mobilisation.

Des revendications salariales jugées insuffisamment entendues

Les syndicats réclament une hausse générale des salaires de 3 % accompagnée d’une prime exceptionnelle de 3 000 euros. Lors des discussions avec la direction, une revalorisation de 0,8 % assortie d’un bonus de 750 euros a été mise sur la table. Une proposition largement rejetée par les représentants du personnel.

Pour plusieurs salariés, ces montants ne reflètent pas la situation économique du groupe. Ils estiment que les résultats financiers annoncés ces dernières années devraient se traduire par une amélioration plus visible de leurs revenus. Sur ce site qui emploie plus de 600 personnes, une grande partie des agents est rémunérée au salaire minimum, ce qui rend les primes essentielles pour boucler les fins de mois.

Une mobilisation coûteuse mais assumée

Participer à la grève représente un manque à gagner important pour les employés. Certains estiment perdre plusieurs centaines d’euros sur une semaine. Malgré cela, la majorité affirme vouloir poursuivre le mouvement, convaincue qu’un arrêt prématuré ferait échouer les négociations.

De son côté, la direction reconnaît que les blocages ont déjà un impact financier significatif sur l’activité du site, sans toutefois détailler les montants exacts. L’entreprise n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur l’état des discussions en cours.

Des conséquences visibles dans les magasins

Devant l’entrepôt, de nombreux chauffeurs routiers patientent parfois plusieurs heures avant d’être chargés. Si certains se montrent compréhensifs envers les grévistes, la situation complique fortement l’organisation des tournées.

Dans certains magasins, les premières difficultés d’approvisionnement commencent à se faire sentir, notamment sur les produits frais. Des responsables de points de vente évoquent des rayons qui se vident progressivement, ce qui inquiète à l’approche des prochaines livraisons.

Une réunion entre la direction et les organisations syndicales était prévue dans l’après-midi. À l’issue de cet échange, les représentants des salariés indiquent que l’entreprise envisagerait un recours au chômage technique si le conflit devait se prolonger.

 

 

Écrit par: Jade

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