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L’usine Dumarey Powerglide, spécialisée dans les équipements automobiles, cessera définitivement son activité d’ici la fin de l’année 2026. Les salariés, concernés par un plan de licenciement, ont décidé d’organiser ce vendredi 13 février une journée symbolique baptisée « usine morte », afin d’alerter sur l’état du secteur industriel dans la région.
Un peu plus d’un mois après l’annonce officielle de la fermeture du site, le choc est toujours présent chez les employés. Pour marquer les esprits, ils ont choisi de se rassembler devant leur lieu de travail, non pas pour négocier — la décision étant déjà actée — mais pour rendre visible la disparition progressive des emplois industriels. Selon un représentant syndical, l’objectif est de rappeler qu’une entreprise de plus disparaît et que des dizaines de postes seront perdus.
Implantée à Strasbourg depuis 1967, l’usine fabriquait notamment des boîtes de vitesses destinées à de grands constructeurs automobiles. À son apogée, elle comptait plus de 1 300 salariés. Aujourd’hui, seuls 80 employés restent en poste et seront licenciés à partir de l’été prochain.
Trois salariés ont accepté de témoigner. Leurs parcours reflètent l’évolution difficile de l’industrie automobile dans le Grand Est, marquée par la concurrence internationale, les délocalisations et la transition vers l’électrique.
Corinne, 58 ans, opératrice d’assemblage, sait déjà qu’elle perdra son emploi dans quelques mois. Son objectif est désormais de retrouver un travail temporaire afin de compléter sa carrière avant la retraite. Elle explique avoir connu plusieurs restructurations tout au long de sa vie professionnelle, souvent liées à des transferts de production à l’étranger. Arrivée chez Dumarey après le rachat de l’usine, elle a vu l’activité diminuer progressivement, notamment lorsque les commandes d’un grand donneur d’ordre se sont raréfiées. Selon elle, la dépendance à un client unique a fragilisé l’entreprise, sans que de véritables alternatives soient trouvées.
Marc, 55 ans, agent de production, travaille sur le site depuis plus de trois décennies. Il décrit le bouleversement que représente l’obligation de se reconvertir après une carrière entière dans la même usine. Il a connu les évolutions techniques, l’arrivée des robots et la réduction progressive des effectifs sur les chaînes de production. Si la mécanisation a permis de réduire certains efforts physiques, elle a aussi intensifié les cadences de travail. Pour lui, la transition vers les véhicules électriques et la délocalisation des pièces ont accéléré la disparition des métiers industriels locaux. À son âge, il redoute de ne pas retrouver un emploi équivalent dans un secteur en déclin.
Michel, responsable d’équipe depuis une quinzaine d’années, a observé de près l’évolution du climat social. Il raconte que l’inquiétude s’est installée lorsque l’arrêt programmé des moteurs thermiques a été annoncé au niveau européen. Produisant principalement des composants pour ce type de véhicules, l’usine s’est retrouvée fragilisée. Aujourd’hui, il décrit une ambiance lourde, marquée par la fatigue morale et la perte de motivation. Une cellule de soutien psychologique a même été mise en place pour les salariés les plus affectés.
Malgré tout, certains tentent d’envisager l’avenir plus sereinement grâce aux indemnités obtenues après plusieurs mouvements de grève. Mais la fermeture reste vécue comme un immense gâchis humain et industriel. Pour beaucoup, l’usine représentait bien plus qu’un emploi : un lieu de vie, parfois même le point de départ de relations familiales.
Avec cette journée « usine morte », les salariés veulent surtout faire passer un message plus large : selon eux, la disparition de leur site n’est qu’un exemple parmi d’autres du recul de l’industrie automobile dans la région, et ils espèrent attirer l’attention sur une crise qui touche désormais l’ensemble du secteur.
Écrit par: Jade
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